Invictus
Out of the night that covers me,
Black as the pit from pole to pole,
I thank whatever gods may be
For my unconquerable soul.
In the fell clutch of circumstance
I have not winced nor cried aloud.
Under the bludgeonings of chance
My head is bloody, but unbowed.
Beyond this place of wrath and tears
Looms but the Horror of the shade,
And yet the menace of the years
Finds and shall find me unafraid.
It matters not how strait the gate,
How charged with punishments the scroll,
I am the master of my fate,
I am the captain of my soul.
William Ernest Henley
Invictus
Hors de la nuit qui me voile,
Sombre comme une fosse sans cible,
Je remercie les dieux et leurs étoiles
Pour mon âme invincible.
Dans l’étreinte des circonstances
Je ne me suis pas plaint ou lamenté.
Sous les coups cruels de la chance
Mon front est meurtri, mais levé.
Par-delà ce lieu de rage et de sang
Surgie l’ombre seule, dans son Horreur,
Et pourtant, la menace des ans
Me trouve et me trouvera sans peur.
Qu’importe l’étroitesse du couloir qui mène au port,
Ou l’étendue des châtiments sur le manuscrit des blâmes,
Je suis le maître de mon sort,
Je suis le capitaine de mon âme.
William Ernest Henley (traduit par François Holmey)
Lu par Maite Jáuregui
Quatuor à Cordes No. 15 en Sol Majeur, 1. Schubert
Busch Quartet
Visage d'un Vieil Homme, Rembrandt van Rijn
Galerie Nationale d'Art, Washington