Cinq Un La Revue

Je Suis

Nous aimerions tous savoir qui nous sommes vraiment. Chaque jour, nous sondons notre passé pour comprendre qui nous sommes et interrogeons notre présent pour prédire qui nous deviendrons.

En la présence des cinq prochains poèmes, nous explorons et approfondissons la compréhension que nous avons de nous-mêmes et de nos relations avec autrui. Ces poèmes tracent nos limites et notre capacité à contrôler nos pensées et nos vies. Ils nous rappellent qu’il n’y a pas de “Je suis” sans “Nous sommes”.

Illustrant ce thème, Rembrandt explore également notre identité. Dans ses visions, nous rencontrons des mendiants, des paysans sur canne, des hommes vieillis aux crinières blanchies et aux yeux en tombeaux – labourant leurs soucis, traînant leurs jambes de bois et leurs fardeaux. Et pourtant Rembrandt semble suggérer que l’homme n’est pas une île mais un moulin, puisant son énergie de forces extérieures et capable de produire, en son coeur, subsistance pour tous, malades et sains.

Pendant les trois premières semaines de ce thème, la musique arménienne – profonde et intérieure – roule comme une vague de l'horizon du temps et se jète dans les grottes résonnantes de nos esprits. Lors des deux dernères semaines, c’est Schubert que nous écoutons, sa musique traçant les courants sous-jacents de nos trémulations et de nos triomphes.

Jeune ou vieux, grand ou petit, ce thème est pour vous, qui que vous soyez – ou vouliez être.

François Holmey
Paris, 3 janvier 2015

Notre sélection de poème, musique et image pour les cinq semaines de ce thème est disponible à travers les liens suivants:

I. Première Semaine
II. Deuxième Semaine
III. Troisième Semaine
IV. Quatrième Semaine
V. Cinquième Semaine