Cinq Un La Revue

Ton regard complice et somptueux

Poème

Neunte römische Elegie

Herbstlich leuchtet die Flamme vom ländlich geselligen Herde,
Knistert und glänzet, wie rasch! sausend vom Reisig empor.
Diesen Abend erfreut sie mich mehr; denn eh noch zur Kohle
Sich das Bündel verzehrt, unter die Asche sich neigt,
Kommt mein liebliches Mädchen. Dann flammen Reisig und Scheite,
Und die erwärmete Nacht wird uns ein glänzendes Fest.
Morgen frühe geschäftig verläßt sie das Lager der Liebe,
Weckt aus der Asche behend Flammen aufs neue hervor.
Denn vor andern verlieh der Schmeichlerin Amor die Gabe,
Freude zu wecken, die kaum still wie zu Asche versank.

Johann Wolfgang von Goethe

Neuvième élégie romaine

L’éclat de la flamme automnale émane du foyer convivial et rustique,
Elle crépite et rayonne. Comme elle jaillit vite des brindilles !
Ce soir elle me plait plus que jamais, car avant que le fagot
Ne devienne charbon et ne coule sous les cendres,
Ma chérie m'aura rejoint. Le petit bois, les bûches
Et la chaude nuit seront pour nous une fête étincelante.
Le matin, elle se lèvera du lit d’amour,
Eveillant parmi les cendres des flammes neuves.
Car, plus qu'à toute autre, Amor a accordé à la flatteuse le don
De réveiller des joies qui s’étaient presque tues, comme des cendres.

Johann Wolfgang von Goethe (traduit par Olivier Holmey)

Musique

Le Premier Bonheur du Jour
Françoise Hardy

Image

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Raisins, Joseph Decker
Galerie Nationale d'Art, Washington