O me! O life! of the questions of these recurring,
Of the endless trains of the faithless, of cities fill’d with the foolish,
Of myself forever reproaching myself, (for who more foolish than I, and who more faithless?)
Of eyes that vainly crave the light, of the objects mean, of the struggle ever renew’d,
Of the poor results of all, of the plodding and sordid crowds I see around me,
Of the empty and useless years of the rest, with the rest me intertwined,
The question, O me! so sad, recurring—What good amid these, O me, O life?
Answer.
That you are here—that life exists and identity,
That the powerful play goes on, and you may contribute a verse.
Walt Whitman
Oh Moi! Oh Vie!
Oh moi! Oh vie! Ces questions reviennent sans cesse,
Des trains sans fin pleins de gens sans foi, des villes pleines d'idiots,
De moi-même me reprochant tout cela (car qui a moins de foi que moi, et qui est plus idiot?)
Des yeux qui cherchent en vain la lumière, des objets méchants, de l'épreuve toujours renouvelée,
Des pauvres résultats de tous, des foules sordides que je vois marcher d'un pas lourd autour de moi,
Des années vides et inutiles du reste, moi faisant partie de ce reste,
La question, oh moi! si triste, récurrente - qu'y a-t-il de bon parmi tout cela, oh moi, oh vie?
Réponse.
Que vous soyez ici - que la vie existe et l'identité,
Que la puissante pièce se poursuive, et que vous puissiez y contribuer un vers.
Walt Whitman (traduit par Olivier Holmey)
Lu par Olivier Holmey
Les Choses de la Vie
Philippe Sarde